Si cela fait un bon moment que vous jouez au poker, vous avez probablement vos propres histoires de bad deat. Elles se déroulent en général de la manière suivante : vous avez en main quelque chose du style AA, le flop vous en amène un troisième. Vous misez gros, un autre type se lance dans les enchères et vous vous dites qu'il n'a aucune chance face à votre brelan d'As. Vous faites tapis, il vous suit et sur le tournant, ou pire encore, sur la rivière, il fait son flush ou un carré ou toute autre main qui vous donnera tout autant la haine. Il a peut être joué comme un idiot en misant sur une main qu'il n'avait pas encore faite avant la rivière et vos As auraient absolument dû gagner !

Quand vous vous retrouvez dans une situation pareille, il est naturel d’être « dégouté ».

Le problème commence lorsque la "victime" se rend au bar ou vers une autre table et commence à raconter son histoire. Les quatre pêchers capitaux dans cette situation sont les suivants
a) le gars met trop longtemps pour raconter son histoire
b) il n'arrête jamais et ça finit par monopoliser la conversation
c) il en rajoute avec d'autres histoires de bad beat pour l'exemple
d) il n'est même pas intéressé par les histoires de bad beat des autres et pense que la sienne est la pire de toute l'histoire du bad beat.

Il faut bien admettre qu'il existe des gens qui aiment écouter ces histoires (ça leur fait du bien de voir que ça arrive aussi aux autres). Mais si vous avez l'intention de vous lancer dans ce genre de récit, gardez à l'esprit les règles de politesse de base : racontez votre histoire rapidement, faites vous remonter le moral et passez à autre chose. Et si quelqu'un a une histoire de bad beat qu'il veut vous raconter en retour, ayez la décence de l'écouter.

Si vous vous trouvez dans une situation de bad beat, prenez sur vous et n'oubliez jamais que le poker est un jeu imprévisible. C'est comme ça et c'est pour ça qu'on aime tant y jouer.